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La vérité sur une trahison détournée

Mimizan,
Dimanche 21 juin 2020

La vérité sur une trahison détournée.

Lors du Conseil Municipal du 25 mars 2015 (1), le Maire, Christian Plantier, après m’avoir enlevé les délégations d’adjoint aux finances et aux ressources humaines quelques jours auparavant, a fait voter le retrait de ma fonction d’adjoint, étayant sa décision sur le fait que je me serais « entendu » avec les élus minoritaires pour faire voter à bulletin secret la vente de terrains, afin de contrecarrer ses projets immobiliers.

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à cette situation ?
Depuis quelque temps (fin 2014), nous étions quelques élus (une petite dizaine) à nous inquiéter de la vente de terrains tous azimuts, de gré à gré, et dans des conditions qui nous interpellaient fortement.
Le déclencheur des évènements relatés ci-dessous fut la mise à la vente d’un terrain situé au bord du courant, entre la zone du yach-club et la maison de Mr et Mme P. P.
Sur ce petit terrain en pointe mis à la vente par la Mairie, un promoteur souhaitait construire deux habitations (peut-être trois, mais je ne suis pas sûr).
Mr. et Mme P. P. portent alors l’affaire devant les tribunaux, arguant du fait que ce terrain est en zone inondable, donc inconstructible, sur une zone dangereuse, et de plus, ferait écran aux riverains. Ils informent également de cette affaire la SEPANSO Landes (fédération agréée au titre de la protection de l’environnement, déclarée d’utilité publique et agissant près Mme la Préfète).
La SEPANSO réagit immédiatement en demandant à la municipalité de surseoir à la vente de ce terrain qui est situé en zone inondable. La fédération s’appuie sur un document encore non opposable à ce moment-là, appelé le PPRL (Plan de Protection des Risques Littoraux) qui est un outil de gestion servant à cartographier les risques de submersion marine et règlemente l’urbanisation dans les zones exposées.
La Mairie restant muette à cette demande, la SEPANSO envoie alors un courrier à chaque élu de Mimizan, leur rappelant que leur responsabilité juridique est engagée dès lors qu’ils votent la vente de terrains dans des zones inondables.

Vent de panique chez une élue !
Mme K. A., alors très impliquée dans notre groupe d’inquiets, prend peur de la tournure que prennent les évènements. Elle appelle donc, en tant que responsable locale de l’UMP, Mme feue Marie APHATIE et lui fait part de ses inquiétudes concernant la gestion urbanistique de la ville de Mimizan et de l’attitude de certains agents très proches du Maire.
Ne recevant pas l’écho escompté, Mme K. A. propose au petit groupe de réflexion que nous représentons, de rencontrer les élus minoritaires pour discuter avec eux de cette vente galopante de terrains et de l’éviction de son poste d’adjoint de Mme Michèle DULHOSTE.  Mr. F. D., Mr G. V., Mme M. D. et moi-même ne sommes pas d’accord pour que cette rencontre ait lieu, car nous mesurons le risque encouru.
Rien n’y fait et Mme K. A. contacte quand même M. X. F. pour demander un rendez-vous. Elle organise ce RDV un soir à 19h00 dans la maison de son père qui jouxte sa propre habitation et nous en informe.
Je propose que nous soyons peu nombreux, car cette situation est ingérable, et le petit groupe décide que je serai le seul à accompagner Mme K. A.
Cette réunion « sous le manteau » aura lieu en présence de Mr. X. F., Mme M.F. D. et Mr. A. R.
Il sera question de vote à bulletin secret et de prise de position sur l’éviction de Mme Michèle DULHOSTE.
Quelques jours après aura lieu le Conseil Municipal très houleux du 12 février, durant lequel Mme Michèle DULHOSTE sera cavalièrement remerciée, et le terrain face à la plage du courant, sauvé, il est vrai grâce aux votes à bulletin secret.
Quelque temps après, le chef de cabinet du Maire appelait Mme K. A. dans son bureau pour lui proposer un poste rémunéré de conseillère déléguée au handicap, poste qu’elle acceptera immédiatement et bien volontiers. Elle se liguera alors contre notre petit groupe. La mémoire humaine est souvent surprenante….

Finalement…
Je n’écris pas ces lignes pour accuser quiconque de quoi que ce soit où faire un procès d’intention. Je le fais uniquement dans le but de rétablir les faits tels qu’ils se sont réellement passés, et que chacun(e) assume pleinement ses responsabilités, face au jugement des citoyens qui nous avaient élus.

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au dernier mot.

Daniel Corbeaux
Mimizan Demain

 

(1) https://www.mimizan.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/Votre_mairie/Citoyennete/Conseils_municipaux/Proces_verbaux/2015/Conseil_municipal_du_25_mars_2015.pdf

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